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Visite Insolite Paris - Visite Guidée Paris Secret - Guide à Paris

Un pont pas si neuf

Un pont pas si neuf

Lorsque l’on découvre les secrets de Paris, on s’étonne souvent d’un curieux paradoxe : le plus ancien pont de la capitale porte le nom de Pont Neuf. Cette contradiction fait référence à l’une des plus grandes révolutions urbaines de l’histoire de Paris. Car en 1607, le Pont Neuf était si audacieux qu’on le jugeait… futuriste.

À la fin du XVIᵉ siècle, Paris est une ville sombre, encombrée, traversée par des ponts de bois fragiles, régulièrement ravagés par les crues, le feu et les épidémies. Les ponts sont alors de véritables rues suspendues, écrasées d’habitations insalubres, de boutiques et de détritus. C’est dans ce décor médiéval qu’Henri III lance en 1578 un projet radical : construire un pont de pierre, large, solide et ouvert sur le fleuve. Une hérésie pour l’époque. Après près de trente années de chantier, interrompues par les guerres de Religion, le pont est finalement achevé en 1607 sous le règne d’Henri IV. Avec ses 278 mètres de long, il relie l’île de la Cité aux deux rives de Paris. Le choc est immense : Paris vient de basculer dans la modernité.

Dès son inauguration, le Pont Neuf devient l’un des lieux les plus animés de la capitale. Le jour, on s’y presse comme dans une foire permanente : vendeurs ambulants, bonimenteurs, arracheurs de dents, devins et montreurs d’animaux s’y succèdent. Le pont devient un véritable théâtre populaire à ciel ouvert, où l’on échange des ragots, des nouvelles politiques et des secrets de cour. Mais à la tombée de la nuit, l’ambiance change radicalement. Faiblement éclairé, le Pont Neuf attire les voleurs et les bandits. Ainsi, traverser le pont après le couvre-feu relevait parfois de l’expédition particulièrement dangereuse. Derrière son allure majestueuse, le plus beau pont de Paris avait aussi sa part d’ombre…

Mais l’histoire du Pont Neuf est avant tout celle d’un bouleversement architectural total, car contrairement aux usages médiévaux, aucune habitation n’est construite sur le pont. Une vue dégagée sur la Seine apparaît pour la première fois aux Parisiens. Ironie du sort, ses alcôves accueilleront pourtant les premiers bouquinistes ambulants… rapidement interdits en 1742. Ils ne s’installeront définitivement sur les quais qu’au XIXᵉ siècle.

Par ailleurs, le Pont Neuf fut le premier pont parisien doté de véritables trottoirs. Une innovation capitale, car pour la première fois, piétons et cavaliers sont séparés. Avant cela, on marchait littéralement dans la boue, les déchets et les déjections animales. Il faudra attendre près de 180 ans pour voir un deuxième trottoir parisien apparaître, rue de l'Odéon.

Autre anecdote intéressante, jusqu’au début du XXᵉ siècle, une immense pompe hydraulique est installée côté rive droite pour remonter l’eau de la Seine et l’acheminer jusqu’au quartier des Halles pour nettoyer quotidiennement le marché central de la capitale, qui accumule des détritus pestilentiels. Ce dispositif spectaculaire est surnommé la Samaritaine et sera détruite en 1813. Mais elle laissera son nom au célèbre grand magasin parisien encore en activité aujourd’hui. Notez que ce nom provient d’un épisode biblique montrant la Samaritaine donnant de l’eau d’un puits à Jésus, scène qui fait en réalité, référence à la soif spirituelle que doit avoir l’homme, pur garder un esprit cultivé !

Légende ou réalité ?

Légende ou réalité ?

L'histoire du fantôme de l'Opéra Garnier commence en 1873 lorsqu'un violent incendie éclate dans le bâtiment et qu'un jeune pianiste présent sur les lieux perd sa fiancée dans les flammes. En tentant de la sauver, le malheureux musicien trébuche et se brûle gravement le visage au point d'être défiguré. Assommé par la tristesse, il se réfugie dans les sous-sols du Palais et y demeure jusqu'à son inauguration.

Quelques années plus tard, des membres du personnel commencent à rapporter des apparitions d'un homme au visage terrifiant dans les coulisses et les caves du bâtiment. Personne ne croit vraiment à ces rumeurs jusqu'à ce qu'une longue série d'apparitions et d'événements étranges surviennent durant le printemps 1896...

Tandis que la presse s'était emparée du phénomène paranormal, le 20 mai, un lustre se détacha et tua sur le coup une spectatrice qui était assise sur le siège n°13... Par la suite, un anonyme se présentant sous le nom de « Fantôme de l'Opéra », se mit à réserver systématiquement la loge n°5, menaçant de provoquer à nouveau une chute de lustre si la direction de l'Opera ne lui en laissait pas la jouissance et ne lui versait pas 20 000 francs par mois !

La légende du fantôme de l'Opéra était née et fut dépeinte peu après dans un roman fantastique de l'écrivain Gaston Leroux. Depuis, d'autres événements étranges se sont succédé et même si la superstition s'est peu à peu effacée, la loge n°5 reste fermée et l'on peut lire sur la plaque de sa porte « Fantôme de l'Opéra » !

La perruque de Napoléon

La perruque de Napoléon

Lorsque le Louvre est construit à la fin du XIIᵉ siècle, la préoccupation de Philippe II est plutôt d'en faire une forteresse. Progressivement agrandi et transformé en fastueuse demeure pour les Rois de France, le palais subit ses plus importantes modifications sous le règne de Louis XIV. Avant cela, le Roi-Soleil décide toutefois de faire ériger une immense façade à l'Est, justement du côté où le soleil se lève.

Pour la conception de la bâtisse, l'un des architectes impose son projet d'immense colonnade, longue de 170m et haute de 27m, composée de 52 colonnes corinthiennes. Il s'agit de Claude Perrault, frère du célèbre auteur des contes de Perrault. Au centre de la façade, une grande porte est installée afin que l'entrée du roi puisse se faire en grande pompe. À l'époque, c'est l'orient qui importe pour l'arrivée du souverain, pas l'ouest, accès aujourd'hui favorisé par les touristes pour découvrir la célèbre pyramide...

Étonnamment, juste après la fin du chantier, Louis XIV décide de quitter le Louvre pour s'installer au Château de Versailles, qu'il juge plus adapté à la grandeur de sa cour et de son règne. La façade du pavillon central de la colonnade du Louvre demeure lisse, jusqu'à ce que le sculpteur François Lemot, soit sollicité en 1808, pour décorer le haut du bâtiment avec un superbe fronton à la gloire de Napoléon 1er. Le buste de Bonaparte est ainsi représenté entouré de déesses et de muses de la mythologie grecque, dont le nom donna par évolution de langage le mot "Musée".

La composition sculptée sublime l'édifice, mais lorsque la monarchie revient au pouvoir en 1814 avec Louis XVIII, le Roi revanchard des actes de son prédécesseur Bonaparte, demande à ce que l'on fasse disparaître toute trace de l'Empire sur les monuments de France. Facile à dire, mais très compliqué à faire ! Pour satisfaire l'exigence royale, des centaines de sculpteurs sont envoyés aux quatre coins du territoire afin d'effacer les emblèmes de Napoléon. Louis XVIII a notamment dans son collimateur le fronton de la colonnade du Louvre et exige que le buste impérial soit décapité. Finalement, ses architectes proposent une solution qui évitera de casser l'harmonie de l'ensemble sculpté : Ils arrivent à convaincre le souverain qu'il suffit de rajouter une perruque de pierre sur la tête de Napoléon, puis de buriner "LUDOVICO MAGNO" en dessous, afin de transformer le tout, "ni vu, ni connu", en hommage à Louis XIV !

Satisfait du déguisement, le roi retourne se consacrer pleinement à la restauration du pouvoir monarchique. Ce faisant, il oublie néanmoins de remarquer le bouclier de droite tenu par Athéna (déesse de la guerre et de la sagesse), décoré de douze abeilles et d'un aigle avec les ailes ouvertes, symboles ô combien importants du règne de Napoléon 1er !

Ainsi vont les desiderata des hommes de pouvoir, souvent emprunts de contradictions que l'Histoire transforme au fil du temps en anecdotes ironiques...

De Paris à San Francisco

De Paris à San Francisco

La photo pourrait vous induire en erreur, car pour une fois nous ne sommes pas à Paris, mais sur la côte ouest des États Unis. Cette extraordinaire verrière surplombe en effet l'immeuble de "La City of Paris", qui fut autrefois l'un des plus importants grands magasins de San Francisco.

L'histoire de ce monument du shopping commence dans les années 1840, tandis que la Californie vit la période de la ruée vers l'or. Fraîchement arrivés de l'ancien continent sur un navire nommé "Ville de Paris", les frères Émile et Félix Verdier sont venus rendre visite aux Yankees pour vendre des stocks de tissus et de vins qui ont voyagé en soute avec eux. Or quelle n'est pas leur surprise de constater que toutes leurs marchandises sont vendues avant même d'avoir été déchargées du bateau !

Face à ce succès fulgurant, les deux hommes repassent commande et font prospérer leurs affaires en quelques mois. Les profits abondants leur permettent d'ouvrir une petite boutique au bord de l'eau, qu'ils nomment "Ville de Paris", en hommage à leur amour pour la Ville Lumière. S'ensuit une ascension fulgurante de leur business, que seuls les États-Unis permettent d'atteindre rapidement à l'époque. Les frères Verdier développent un commerce phénoménal et créent ainsi l'un des plus grands magasins de San Francisco. En 1896, leur fortune leur permet même de faire construire leur propre immeuble de galeries marchandes, en face d'Union Square, centre commercial historique de la ville californienne.

Aux manettes de la décoration, l'architecte Clinton Day s'inspire du blason de Paris pour décorer le plafond avec une fabuleuse rotonde surmontée d'un plafond de verre. Durant plus de 70 ans, "The City of Paris" attire des chalands des quatre coins de l'État. Mais les chocs pétroliers arrivent et les fortes variations des marchés financiers américains ne permettent pas à l'enseigne de subsister. L'immeuble des Verdier est vendu par des fonds bancaires puis passe de main en main jusqu'à être démoli en 1981, en dépit d'une pétition de plus de 66 000 signatures qui souhaitaient préserver l'édifice.

Un nouveau bâtiment est donc construit à la place, mais fort heureusement les architectes réussissent à installer à son sommet l'ancien dôme de verre d'origine. C'est ainsi que même aux USA, le coeur de Paris "peut être battu par les flots, mais il ne sombre pas" : "Fluctuat Nec Mergitur" !

Le géant doré

Le géant doré

Méconnue du grand public, la Grande Pagode de Paris trône majestueusement entre les arbres du parc du bois de Vincennes. Ce bâtiment insolite aménagé par les architectes Boileau et Carrière, fut initialement construit pour accueillir les pavillons du Cameroun et du Togo lors de l'exposition coloniale de Paris en 1931. C’est dans l’enceinte de ce complexe religieux qu’est aussi construit en 1975 un étonnant centre bouddhiste, inauguré par le 16ᵉ Karmapa, chef spirituel suprême du Bouddhisme Tibétain. Le temple est alors nommé « Kagyu Euser Tcheu Dzong », ce qui se traduit par le doux nom de « Citadelle de la Claire Lumière ».

Au cœur de l'édifice majestueux, peu de personnes savent que l'on peut observer le plus grand Bouddha d'Europe. Constamment entourée d’offrandes, l’imposante statue mesure 9 mètres de haut et est recouverte de milliers de feuilles d'or régulièrement dépoussiérées. Mais il existe un autre trésor hallucinant, juste à côté. Depuis 2009, la crypte de la pagode renferme en effet des précieuses reliques du Bouddha originel, provenant du temple « Wat Saket » de Bangkok, que la Thaïlande offrit en cadeau à la France pour sceller l'amitié des deux pays.

Restauré en 2014, le bâtiment abrite aussi le siège de l'Institut international bouddhique et organise de nombreuses animations chaque année. Dès le mois d’avril, on peut ainsi y célébrer le nouvel an Khmer traditionnel, comme au Cambodge, découvrir le Tibet grâce au salon de la culture tibétaine ou se plonger dans des senteurs épicées lors des journées culturelles du Sri Lanka. Aujourd’hui, le Temple accueille tous ceux qui souhaitent être initiés au bouddhisme tibétain, que ce soit par des méditations ou des enseignements permettant d’approfondir ses connaissances, apprendre à apaiser son esprit et surtout ouvrir son cœur à la bonté fondamentale.

Le bijou de Mazarin

Le bijou de Mazarin

Au 23 quai de Conti, juste derrière l'Académie des Sciences, se cache l’extraordinaire bibliothèque Mazarine. Créée à la demande du successeur du Ministre Richelieu, le Cardinal Mazarin, la plus ancienne bibliothèque publique de France est ouverte aux scientifiques et aux chercheurs en 1643.

Grâce à l’acquisition de stocks de libraires et d’importantes collections du clergé, l’établissement devient au XVIIᵉ siècle la bibliothèque la plus réputée d'Europe. En quelques années, les étagères en bois rares se remplissent de plus de 40 000 ouvrages, dont 1500 fabuleux manuscrits médiévaux illustrés avec des enluminures et un inestimable exemplaire de la bible de Gutenberg, l’un des inventeurs de l’imprimerie.

Sur toute la longueur des murs de la grande salle, sont installés 90 bustes de personnages illustres, politiciens et hommes de lettres, tandis que 54 colonnes cannelées en chêne supportent le balcon supérieur, richement décoré de fines rambardes en fer forgé et de motifs représentant les armoiries de Mazarin.

Et pour accueillir confortablement les lecteurs, les longues tables recouvertes de marqueterie précieuse sont éclairées par des élégants lustres de bronze doré, offerts par la marquise de Pompadour, célèbre maîtresse du roi Louis XV. 

Majestueuse, l’architecture de la bibliothèque offre ainsi un subtil équilibre entre les grands volumes et l’intimité feutrée des espaces de travail. Elle recense aujourd'hui plus de 600 000 documents et 220 ouvrages d'art. Une chance que ce bijou historique soit encore ouvert à tous !

Des visites guidées gratuites sont organisées tous les jours en fin d'après-midi, sous la conduite d'un conservateur qui présente l'histoire de la bibliothèque, les collections de livres historiques et les secrets des superbes décors !

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