RECEVEZ GRATUITEMENT NOS HISTOIRES
DU PARIS INSOLITE & SECRET
LE MAG’ DU PARIS SECRET
Les plus belles histoires insolites de Paris
L’histoire de Belphégor débute en 1927 avec le roman-feuilleton d’Arthur Bernède, publié dans Le Petit Parisien. Mais avant même d’apparaître dans les couloirs du Louvre, Belphégor existe dans la tradition démonologique puisq'uil est l’un des "sept princes de l’enfer". Dans les textes ésotériques et bibliques, il désigne un démon manipulateur, séduisant les humains par des inventions censées les enrichir. Parfois décrit comme une créature hideuse aux doigts crochus et à la barbe hirsute, il incarne la ruse, le mensonge et la perversion du savoir.
Ce choix de nom par Bernède n’est donc pas anodin : il inscrit dès l’origine le personnage dans un univers mystérieux, entre sacré détourné et forces occultes, renforçant le trouble que suscite ce fantôme masqué.
Selon la légende moderne, cet esprit démoniaque aurait pris possession du corps d’une momie égyptienne conservée au Louvre. Depuis, il errerait dans les galeries du musée à la nuit tombée, apparaissant comme un fantôme vêtu d’une longue robe rouge ou noire et portant un masque effrayant. Cette présence hanterait notamment le département d’égyptologie, lié aux plus anciens mystères du musée.

Inspiré par le succès du « Fantôme de l’Opéra », Bernède imagine un spectre mystérieux rôdant dans les galeries du Louvre, semant la terreur et le mystère.
Belphégor, dont les apparitions se déroulent toujours la nuit, est vêtu d’une sombre robe à capuche et dissimule son visage derrière un masque terrifiant. Il erre principalement dans le département d’égyptologie, où se trouve une momie antique récemment découverte. Son objectif semble clair : empêcher à tout prix que soient dévoilés les secrets enfouis de cette momie, gardienne d’un savoir ésotérique ancestral. Chaque nuit, le spectre surgit silencieusement, déjoue les pièges des gardiens et effraie ceux qui tentent de percer le mystère.
La série télévisée de 1965 « Belphégor ou le Fantôme du Louvre », réalisée par Claude Barma, enrichit considérablement cette intrigue et la transforme en thriller psychologique. L’histoire se concentre autour d’une enquête policière menée par le commissaire Ménardier, déterminé à découvrir l’identité du mystérieux spectre. Parmi les protagonistes se trouve André Bellegarde, un jeune journaliste courageux, et Colette, sa compagne, qui se retrouvent mêlés malgré eux à cette aventure périlleuse. Ensemble, ils affrontent les pièges du fantôme et cherchent à comprendre ses motivations.

L’intrigue connaît plusieurs rebondissements : suspects trompeurs, pistes falsifiées, et même interventions surnaturelles brouillent constamment les pistes. Belphégor agit avec une précision diabolique, laissant derrière lui des indices énigmatiques qui poussent les enquêteurs à explorer des pistes occultes et ésotériques. Peu à peu, il apparaît évident que le fantôme agit sous l’emprise d’une volonté extérieure, manipulé par une société secrète avide du pouvoir caché que renferme la momie.
Le dénouement final révèle une vérité inattendue : derrière le masque de Belphégor se cache une femme, Laurence, manipulée par cette société secrète pour servir leurs intérêts obscurs. Elle est délivrée de cette emprise à la toute fin, grâce à l’intervention courageuse des protagonistes principaux. Le commissaire Ménardier résout ainsi le mystère en exposant publiquement la conspiration et ses ramifications ésotériques, libérant définitivement le Louvre de son inquiétante hantise.

En 2001, le film « Belphégor, le fantôme du Louvre », réalisé par Jean-Paul Salomé, réactualise le récit avec une intrigue semblable mais placée dans le Paris moderne. Ici, le spectre est une entité surnaturelle cherchant à retrouver une paix perdue depuis des millénaires. Les protagonistes, notamment Lisa, interprétée par Sophie Marceau, doivent comprendre les désirs réels du fantôme pour mettre fin à son errance tragique.
Aujourd’hui encore, l’histoire de Belphégor reste une illustration saisissante de l’attrait qu’exercent les mystères antiques et les récits ésotériques sur notre imaginaire collectif.
_______________
Belphegor est, dans la démonologie judéo-chrétienne, l’un des sept princes des enfers correspondant aux sept péchés capitaux. Il préside la paresse et le luxe pernicieux, tentant les hommes avec de fausses inventions et des richesses illusoires. Son nom vient du dieu moabite Baal-Péor mentionné dans la Bible (Nombres 25). Dans la tradition kabbaliste, il est associé à la sphère de Hod et représenté sous forme de vieillard ou de bête cornué.
La légende de Belphegor, le fantôme du Louvre naît en 1927 avec le feuilleton éponyme d’Arthur Bernède, publié dans Le Petit Parisien et immédiatement adapté au cinéma muet. L’histoire met en scène un mystérieux spectre voilé qui hante les galeries du Louvre la nuit, lié à une momie égyptienne maudite. Légende littéraire, non historique, Belphegor est devenu l’un des monstres les plus populaires de la culture parisienne du XXᵉ siècle.
La série télévisée Belphegor ou le Fantôme du Louvre fut diffusée sur la première chaîne de l’ORTF en 1965, réalisée par Claude Barma et interprétée par Juliette Gréco dans le rôle de la mystérieuse Belphegor. Diffusée un vendredi soir, elle terrorisa toute une génération de téléspectateurs. Avec 15 millions de spectateurs par épisode, elle reste l’une des plus grandes succès du feuilleton télévisé français.
Le film Belphegor, le Fantôme du Louvre (2001), réalisé par Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau et Michel Sardou, reprend la trame narrative de la possession par un démon égyptien sorti d’une momie. Il modernise la légende avec un cadre contemporain et des effets spéciaux numériques, tout en conservant l’essentiel : le Louvre nocturne, la figure du spectre voilé et l’esprit vengeur antique. Il s’en éloigne néanmoins dans les détails et le ton.
Le département des Antiquités égyptiennes du Louvre abrite effectivement l’une des plus importantes collections de momies et d’objets funéraires égyptiens au monde. C’est cette collection réelle, constituée notamment à partir du butin des campagnes napoléoniennes en Égypte, qui a inspiré Arthur Bernède. La légende de la momie maudite était très populaire après l’ouverture du tombeau de Toutankhamon en 1922 et la prétendue « malédiction du pharaon » qui s’ensuivit.
Accédez gratuitement à la carte et aux contenus supplémentaires
En créant votre compte gratuit, vous pourrez débloquer l’ensemble des fonctionnalités et des anecdotes, sans aucune limitation.
Déjà membre ? connectez-vous ici
Gérez vos favoris et accédez gratuitement à toutes les fonctions du site !
En créant votre compte, vous pourrez aussi accéder à l’ensemble des photos et articles, sans aucune limitation.
Déjà membre ? connectez-vous ici
Ou continuez en cliquant sur les icônes
5 fiches accessibles par jour, par catégorie, pour les non-membres