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Visite Insolite Paris - Visite Guidée Paris Secret - Guide à Paris

Légende ou réalité ?

Légende ou réalité ?

L'histoire du fantôme de l'Opéra Garnier commence en 1873 lorsqu'un violent incendie éclate dans le bâtiment et qu'un jeune pianiste présent sur les lieux perd sa fiancée dans les flammes. En tentant de la sauver, le malheureux musicien trébuche et se brûle gravement le visage au point d'être défiguré. Assommé par la tristesse, il se réfugie dans les sous-sols du Palais et y demeure jusqu'à son inauguration.

Quelques années plus tard, des membres du personnel commencent à rapporter des apparitions d'un homme au visage terrifiant dans les coulisses et les caves du bâtiment. Personne ne croit vraiment à ces rumeurs jusqu'à ce qu'une longue série d'apparitions et d'événements étranges surviennent durant le printemps 1896...

Tandis que la presse s'était emparée du phénomène paranormal, le 20 mai, un lustre se détacha et tua sur le coup une spectatrice qui était assise sur le siège n°13... Par la suite, un anonyme se présentant sous le nom de « Fantôme de l'Opéra », se mit à réserver systématiquement la loge n°5, menaçant de provoquer à nouveau une chute de lustre si la direction de l'Opera ne lui en laissait pas la jouissance et ne lui versait pas 20 000 francs par mois !

La légende du fantôme de l'Opéra était née et fut dépeinte peu après dans un roman fantastique de l'écrivain Gaston Leroux. Depuis, d'autres événements étranges se sont succédé et même si la superstition s'est peu à peu effacée, la loge n°5 reste fermée et l'on peut lire sur la plaque de sa porte « Fantôme de l'Opéra » !

Légendes et mystères

Le médaillon caché

Le médaillon caché

La Gare de l'Est est construite en 1849 afin de désengorger le trafic de la Gare du Nord et d'accueillir la ligne Paris-Strasbourg. À l'époque, elle ne se compose que d'un simple hall rudimentaire, desservi par deux voies ferrées. Son ouverture se fait pourtant en fanfare et Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) se charge lui même de couper le ruban lors de l'inauguration. Le terminal est alors surnommé "Embarcadère de Strasbourg" et n'accueille que dix trains par jour.

C'est à cette occasion que l'on incruste une superbe médaille métallique dans le sol du quai principal : le point kilométrique zéro de la ligne reliant la capitale aux contrées alsaciennes. Très décorative, cette marque représente la célèbre locomotive à vapeur Crampton n°80, qui pouvait monter jusqu'à une vitesse record de 120 km/h.

Il faut patienter six ans avant que le terminal ferroviaire soit agrandi avec un nouveau quai et qu'on le renomme à juste titre, "Gare de l'Est". Le trafic se développe alors assez rapidement et de nombreuses échoppes s'installent sur le bord des quais pour vendre de la limonade, du vin et des sandwichs aux voyageurs.

Mais le vrai moment de gloire de la gare a lieu le 5 juin 1883. Surchargés de valises, des touristes fortunés foulent la marque du point zéro pour monter dans les wagons bleu-nuit du premier Orient-Express, qui s'apprête à les faire voyager depuis Paris jusqu'à Constantinople. Pour cette grande et luxueuse croisière de trois nuits et quatre jours, les premières places se sont arrachées à 700 francs-or, ce qui représente la moitié d'un salaire annuel d'un ouvrier !

Vous pouvez aujourd'hui apercevoir le magnifique médaillon du point zéro de la ligne Paris-Strasbourg au centre du grand hall "Alsace", à gauche lorsque vous entrez dans la gare. Si vous le trouvez, posez une petite pièce dessus : il paraît que cela vous garantira un voyage agréable et sans encombres !

Insolite

La silhouette de Trigano

La silhouette de Trigano

Au nord du quartier du Sentier, le surplomb du carrefour Strasbourg - Saint-Denis abrite l’un des immeubles les plus fins de Paris, dont les étroites pièces mesurent à peine deux mètres de large : la pointe Trigano. 

Le bâtiment originel fut construit à la fin du XVIIᵉ siècle sur les hauteurs de la butte Bonne-Nouvelle, également appelée « Butte aux Gravois » car elle fut recouverte à l’époque d’un immense amas de gravas et de détritus nauséabonds. Personne ne voulant y habiter, la Ville transforma le lieu en zone exempte de taxes pour y attirer les artisans, et les premiers à s’y installer furent les ateliers de menuiserie et les marchands de tissu.

C’est en hommage à la dynastie des Trigano, particulièrement implantée dans le négoce du textile et du prêt porter, que le frêle édifice est renommé en 2001. Cette grande famille juive séfarade est aussi connue par le biais de l’homme d’affaires Gilbert Trigano, qui contribua à l’essor phénoménal du Club Méditerranée dans les années 1960.

L’immeuble est longé à gauche par la rue de Cléry et à droite par la rue Beauregard, dont le nom vient justement de la jolie vue sur Paris offerte aux habitants du haut de la butte, avant que les hautes maisons ne soient construites. Non loin d’ici se trouvait d’ailleurs vers 1650, la célèbre « cour des miracles », un espace de non-droit ainsi appelé car les prétendues infirmités des mendiants qui en avaient fait leur lieu de résidence, y disparaissaient à la nuit tombée, « comme par miracle ».

Élancée sur quatre étages, l’architecture singulière de la pointe Trigano fut rehaussée d’un étage et réaménagée à de nombreuses reprises avant d’avoir son apparence actuelle. Après avoir hébergé une petite boutique de vins et de spiritueux, le rez-de-chaussée a été transformé en un appartement mais conserve les anciennes grilles de fer forgé qui protégeaient autrefois le petit commerce des ivrognes en manque de liqueur. Sur le fronton, une grande plaque indique qu’André Chénier, poète et journaliste opposé aux idées de Robespierre, y aurait vécu en 1793, avant d’être arrêté et guillotiné par les révolutionnaires.

Si vous passez dans les parages, ne manquez pas d’aller photographier le petit immeuble en forme de pointe et de le contourner sur quelques mètres pour découvrir une autre « mini » curiosité : la Rue des Degrés, rue plus courte de Paris !

Insolite

Le temple de la volupté

Le temple de la volupté

C'est à la demande du Cardinal Richelieu en 1628, que fut construit le Palais Royal de Paris, juste en face du Louvre, alors demeure de la couronne de France. Surnommé "Palais Cardinal" par le dramaturge Molière, le prestigieux bâtiment permet au célèbre ecclésiastique d'exposer sa richesse et ses impressionnantes collections d'oeuvres d'Art. 

Mais cette opulence dévoilée face à la résidence du Roi, dont les finances sont au plus bas, provoque bientôt une tension qui pousse Richelieu à faire don de son bien foncier à Louis XIV. Après le décès du Cardinal, le Palais Royal devient la propriété de la famille d'Orléans, qui fait aménager de nouveaux jardins et de somptueuses galeries où l'on ouvre progressivement des restaurants et des salons de jeux feutrés, nouveaux lieux de débauche discrète pour les aristocrates en quête de soirées sulfureuses.

Dès le début des années 1710, le Duc d'Orléans y organise trois fois par semaine des bals, dont le droit d'entrée est si cher que seuls les plus fortunés peuvent venir, visages masqués, y consommer des plaisirs charnels avec des femmes aux meurs légères. La police n'étant pas autorisée à rentrer dans la demeure des Orléans, les soupers galants et les fêtes mondaines s'enchaînent, les arcades du Palais-Royal deviennent le repaire des filles de joie aux tenues particulièrement provocantes. Vers 1770, ce ne sont pas moins de 700 filles de joies qui y proposent leurs services, sans compter les nombreuses "Hirondelles" qui, la nuit tombée, viennent tenter leur chance sur le pourtour du Palais.

Assez étonnamment, ce commerce sexuel est parfaitement organisé. Dans les galeries construites en bois se trouvent les "Demi-Castors", tandis que les "Castors" ont la primeur des arcades de pierre où déambulent les clients réguliers. Mais les hommes les plus fortunés sont la chasse gardée des "Cocottes", prostituées de luxe qui exhibent leurs charmes à la terrasse du Café du Caveau (aujourd'hui renommé "Caveau Montpensier"), et peuvent facilement accéder aux appartements du premier étage. 

Mais les tambours de la révolution grondent et dès 1789 les forces de l'ordre profitent de la chute de la monarchie pour pénétrer dans la demeure, faire arrêter les jeux d'argent et la prostitution. Les marchandes d'amour sont alors forcées de déménager. Elles fuient vers deux quartiers qui deviendront  bientôt deux pôles brulants des bordels et du Paris coquin : Pigalle et la rue Saint-Denis.

Retrouvez les secrets des galeries et passages de Paris dans nos visites insolites,
ici !

 

 

Insolite

Les tourtes des cannibales

Les tourtes des cannibales

Au milieu du XVe siècle, dans une petite rue de l’Île de la Cité, bien avant que Paris ne devienne la ville lumière, une histoire sombre circulait parmi les habitants. La rue des Marmousets, aujourd’hui remplacée par un bâtiment de Hôpital Hôtel-Dieu, fut le théâtre d’un des récits les plus terrifiants de la capitale. On y racontait qu’un barbier et un pâtissier, voisins de boutique, avaient scellé un pacte diabolique.

 

Le barbier, connu pour son habileté à manier le rasoir, attirait les clients avec des promesses de soins impeccables. Mais derrière les rideaux de son échoppe, l’homme n’offrait pas que des coupes de cheveux. Lorsqu’un voyageur solitaire ou un client un peu trop naïf s’installait dans son fauteuil, le rasoir glissait, non pas pour tailler la barbe, mais pour trancher la gorge. L’infortuné était alors précipité dans une trappe menant directement à l’arrière-boutique du pâtissier.

 

Ce dernier, un artisan réputé pour ses tourtes exquises, transformait les corps en une farce macabre. Mélangée à des épices et des herbes, cette chair humaine devenait l’ingrédient principal de ses pâtés, que les habitants du quartier s’arrachaient. Les clients louaient la saveur unique de ces tourtes sans jamais soupçonner l’horreur qui se dissimulait derrière leur croûte dorée.

 

L’affaire finit par éclater, selon la légende, lorsqu’un chien refusa de quitter la boutique du pâtissier, reniflant avec insistance une odeur suspecte. L’animal, appartenant à une victime, mena les enquêteurs à découvrir l’inimaginable. Dans les sous-sols des deux échoppes, des restes humains furent retrouvés, témoins glaçants de ces crimes odieux.

 

La légende raconte que le barbier et le pâtissier furent jugés et exécutés, leurs âmes condamnées à hanter la rue des Marmousets pour l’éternité. Certains disent encore entendre, par les nuits les plus calmes, un bruit de rasoir qui siffle dans l’air, suivi du craquement d’une croûte de tourte. Vérité ou simple rumeur, cette histoire continue de glacer le sang des curieux qui la découvrent.

Légendes et mystères

Le vaisseau amiral

Le vaisseau amiral

Au cours du XIXᵉ siècle, les Champs Élysées attirent la riche société qui aime parader en calèche le long de la plus belle avenue du monde. La démultiplication des fiacres est une aubaine pour les artisans du monde hippique qui s'installent progressivement dans le quartier. La famille Hermès crée son atelier de sellerie tandis que la maison de maroquinerie Goyard invente la toile cirée décorée d'une répétition de motifs, la "Goyardine". À la même période, le jeune Louis Vuitton quitte son Jura natal et se fait embaucher comme apprenti chez un malletier parisien. Son énorme talent lui permet rapidement de concevoir des commandes pour de prestigieux clients, dont l'impératrice Eugénie en personne.

Conscient que le monde du transport vit une révolution avec l'avènement des machines à vapeur, Louis fonde sa propre marque de bagages en 1854. Il crée ainsi des malles innovantes, solides et empilables, capables d'accompagner les voyageurs avec élégance, aux quatre coins de la planète. Les affaires fructifient et Vuitton est bientôt rejoint par son fils Georges pour développer l'enseigne à l'étranger. La marque s'affiche alors à Londres et New York où les glorieux produits se vendent comme des petits pains.

Louis Vuitton décède en 1892, après avoir fondé l'un des plus beaux fleurons du luxe à la française. Pour continuer à développer le prestige de la marque, les héritiers font l'acquisition en 1914 d'un bâtiment au numéro 70 des Champs Élysées, "Le Vuitton Building", où ils installent une nouvelle grande boutique. 

Le superbe immeuble de style Art Nouveau, abrite le grand magasin Vuitton jusqu'en 1995, année où l'entreprise décide de déménager à l'angle de l'avenue George V où se dressera dorénavant le vaisseau amiral de la célèbre marque, en face du célèbre Fouquet's (cf. photo).

Bénéficiant d'une situation exceptionnelle, les somptueux locaux sont rénovés de sorte à améliorer sensiblement la performance énergétique de l’immeuble, pour atteindre prochainement la neutralité carbone. Tandis que les étages supérieurs accueillent des bureaux, le magasin principal s'élève sur quatre niveaux et se déploie sur une impressionnante surface commerciale de 6400 m², faisant de cette implantation, la plus grande boutique au monde de l'enseigne !

En 2015, le magazine Forbes classait Vuitton au 14e rang dans sa liste des marques les plus influentes au monde. La même année, le street-artiste EZK (cf. site web ci-dessous) dessinait une œuvre au pochoir sur les murs de Paris, représentant un petit africain dans un seau estampillé du fameux monogramme du malletier, avec un slogan devenu célèbre : « Dans quel monde Vuitton ? ».

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