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LE MAG’ DU PARIS SECRET

Les plus belles histoires insolites de Paris

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Quelles sont les origines de Paris ? Histoires et légendes de Lutèce

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Les premières traces humaines à Paris : 500 000 ans d'histoire

L'origine de Paris est une histoire qui commence bien avant les Gaulois, bien avant même que le nom de Lutèce ne soit prononcé pour la première fois. Pour comprendre comment cette ville est née, il faut remonter à une époque où la Seine n'avait pas encore creusé son lit définitif, où des chasseurs nomades poursuivaient des rennes sur un territoire qui ne ressemblait en rien à ce que nous connaissons aujourd'hui.

Les premières traces d'occupation humaine sur le territoire parisien remontent à environ 500 000 ans avant notre ère. En 1991, lors de travaux d'aménagement dans le quartier de Bercy, des archéologues ont mis au jour des pirogues datant de 4500 avant notre ère, ce qui en fait les plus anciennes embarcations découvertes en France. Ces pirogues taillées dans des troncs de chêne, prouvent que des hommes naviguaient déjà sur la Seine à l'époque néolithique. Elles sont aujourd'hui conservées au musée Carnavalet, mais peu de Parisiens savent qu'elles existent.

Les Parisii : qui étaient les fondateurs gaulois de Paris ?

Contrairement à une idée reçue tenace, les Parisii n'ont pas fondé Paris. Ils se sont installés sur un territoire déjà occupé depuis des millénaires. Ce peuple gaulois, dont l'origine exacte fait encore débat parmi les historiens, est arrivé dans la région vers le IIIe siècle avant notre ère et fonda un premier bourg sur une île de la Seine à l'emplacement de la ville de Nanterre. Leur nom a donné lieu à des interprétations multiples, certaines relevant de l'histoire, d'autres flirtant avec le mythe et l'ésotérisme.

L'étymologie la plus communément admise fait dériver « Parisii » du mot celtique « par » signifiant « bateau » ou « barque », ce qui expliquerait pourquoi le symbole de Paris est resté une nef voguant sur les flots avec sa devise « Fluctuat nec mergitur ». Mais il existe une théorie plus troublante, qui fait remonter le nom à des racines bien plus anciennes. Les Latins disposaient d'un terme d'origine iranienne pour désigner une ceinture de murailles : « pari », que l'on retrouve dans le mot persan « paridaiza », signifiant littéralement « ceinture » (pari) et « modèle » (daiza). 

Ce paridaiza donna naissance au mot « paradis » dans toutes les langues européennes. Selon cette interprétation, les Parisii seraient donc les habitants du Paradis. Le rapprochement peut faire sourire, mais il prend une dimension singulière quand on sait que le paradis terrestre de la Genèse, le jardin d'Éden, était lui aussi protégé par une enceinte, une muraille de feu gardée par l'archange Michel.

Les légendes grecques sur la fondation de Paris : Troie et la Toison d'or

Mais certains érudits du Moyen Âge et de la Renaissance ont préféré chercher les origines de Paris du côté des mythes grecs, comme pour rehausser le prestige de la capitale. Une légende en vogue au XVe siècle raconte que Francion, fils d'Hector et petit-fils du roi Priam, aurait quitté Troie après la guerre pour venir s'installer sur les bords de la Seine et y fonder Lutèce. Il l'aurait ensuite rebaptisée Paris en l'honneur de son oncle, le prince troyen Pâris, celui-là même qui enleva Hélène et déclencha la guerre de Troie. Ce Pâris mythique aurait été l'un des Argonautes embarqués sur le navire Argo, parti en quête de la Toison d'or, cette peau de bélier aux cornes dorées qui conférait l'immortalité à qui la touchait.

Hercule à Paris : le mythe du demi-dieu fondateur

Un autre mythe rattache la fondation de Paris au demi-dieu Hercule lui-même. Alors qu'il se rendait en Espagne pour accomplir son onzième travail, cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides, Hercule aurait fait halte sur une île au milieu d'un fleuve pour se reposer de ses exploits. Le lieu lui aurait tant plut qu'il aurait décidé d'y prolonger son séjour et, pour se distraire, d'y construire des maisons. Une ville serait ainsi née, laissée par Hercule à ses compagnons appelés Parásios, originaires de la Parásia Asiática, un pays situé aux confins orientaux de la Grèce.

Lutèce : étymologie et origines du premier nom de Paris

Jules César fut le premier à mentionner Lutèce par écrit, dans sa Guerre des Gaules, lors de la campagne de 52 avant notre ère, mais l'étymologie de ce nom fit ensuite couler beaucoup d'encre. La théorie la plus répandue le fait dériver du latin « lutum » signifiant « boue », ce qui donnerait à Paris l'origine peu glorieuse de « ville de la boue ». Le toponyme gallo-romain Lutetia pourrait aussi agglutiner les thèmes « lut » et « ata », s'interprétant comme un « lieu avec des murs » ou une « ceinture de murailles », cette même enceinte qui permit à la ville de résister aux Huns lors de l'attaque menée par Attila en 451.

Gilles Corrozet, éditeur parisien du XVIe siècle, proposait une autre origine, plus mythologique. Selon lui, Lutèce viendrait d'un certain Lucus, descendant de Noé et roi des Celtes, qui aurait fondé une ville fluviale appelée Lucotèce. Son nom ferait référence à la principale divinité du panthéon celte, également nommé « Lugh », dont dérive par exemple Lugdunum, l'ancien nom de Lyon. Faire de Paris une fondation du dieu suprême des Celtes, par l'intermédiaire d'un descendant de Noé, c'était inscrire la ville dans une double légitimité, païenne et biblique.

Le culte d'Isis à Paris : Saint-Germain-des-Prés et le temple de la déesse

Ce que l'on sait avec certitude, c'est que les Gaulois avaient assimilé une partie de la culture méditerranéenne à travers les Grecs, dont ils utilisaient l'alphabet comme en témoigna César. Ils finirent aussi par porter un culte à Isis, la déesse-mère égyptienne, incarnation des eaux de la vie. C'est ici que naît l'une des théories les plus fascinantes sur l'origine du nom de Paris. Près de l'actuelle église Saint-Germain-des-Prés, la plus ancienne de la capitale, un temple aurait été consacré à Isis, et les habitants du lieu auraient été appelés « Para-Isis », c'est-à-dire « dévots d'Isis ». 

L'abbé Jacques du Breul reprend cette idée en 1612 dans son ouvrage sur les antiquités de Paris : « À l'endroit où le roi Childebert a fait construire l'église Saint-Vincent, maintenant dite Saint-Germain, et à laquelle il a donné son fief d'Issy, l'opinion répandue est que c'était le lieu du temple d'Isis qui avait d'ailleurs donné son nom au hameau d'Issy. » Après la christianisation, le culte de la déesse-mère se serait transféré vers Notre-Dame, en une adaptation de l'Isis antique sous les traits de la Vierge Marie.

La destruction de Lutèce par les Gaulois face aux Romains

En 52 avant notre ère, lorsque les légions romaines de Labienus s'approchent de Lutèce, les Parisii prennent une décision radicale. Plutôt que de laisser leur ville tomber aux mains de l'ennemi, ils décident de la brûler entièrement et de détruire les ponts. Camulogène, le vieux chef gaulois qui commandait la défense, préféra sacrifier Lutèce plutôt que de la voir occupée. La bataille qui suivit, livrée quelque part sur la rive gauche, vit la défaite des Gaulois et la mort de Camulogène.

Paris gallo-romain : le pilier des Nautes et les vestiges antiques

Après la conquête, les Romains reconstruisirent Lutèce selon leur propre modèle urbanistique et la ville s'étendit sur la rive gauche, aux abords de la montagne Sainte-Geneviève. Il y créèrent d'ailleurs le « cardo maximus » (route principale), qui correspond à l'actuelle rue Saint-Jacques, l'une des plus anciennes voies de Paris.

La découverte la plus extraordinaire concernant l'origine de Paris fut faite en 1711, sous le chœur de Notre-Dame. Des ouvriers mirent au jour un ensemble de blocs sculptés qui, une fois reconstitués, révélèrent un monument votif érigé sous le règne de Tibère par la corporation des nautes parisiens. Ce « pilier des Nautes », aujourd'hui exposé au musée de Cluny, représente à la fois des divinités romaines comme Jupiter et des dieux gaulois comme Cernunnos, le dieu aux bois de cerf. Il constitue le plus ancien monument de Paris et témoigne du syncrétisme religieux qui régnait alors dans la ville, mêlant traditions gauloises, romaines et peut-être égyptiennes.

De Lutèce à Paris : comment la capitale a changé de nom

Le changement de nom, de Lutèce à Paris, s'opéra progressivement au cours du IVe siècle. Les textes commencent à mentionner « Civitas Parisiorum », qui se contracta peu à peu en « Paris ». Ce glissement témoigne d'un retour aux identités gauloises après des siècles de romanisation. Paris n'a pas fini de livrer ses secrets les plus anciens, ceux qui remontent à l'époque où une poignée de Gaulois décida de s'installer sur une petite île de la Seine, sans se douter qu'ils fondaient là ce qui deviendrait, selon certains, un nouveau paradis terrestre.

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