reseaux instagram d'arcanum reseaux youtube d'arcanum reseaux twitter d'arcanum reseaux pinterest d'arcanum

Visite Insolite Paris - Visite Guidée Paris Secret - Guide à Paris

Rien que la vérité

Rien que la vérité

Trait d’union entre la rue des Bons-Enfants et la place de Valois, le Passage Vérité se faufile sous une haute voûte de pierre de taille, offrant une superbe perspective sur le majestueux pavillon de l’aile orientale du Palais-Royal.

Il est conçu au XVIIIᵉ siècle par Jean-Sylvain Cartaud, architecte de la maison d'Orléans et conseiller royal pour l’acquisition des œuvres d’art. Agrémenté de deux lanternes, il permet alors aux corps d’armée de mieux circuler de jour comme de nuit, afin de surveiller les environs et repousser les brigands venus de la Cour des Miracles, sorte d’immense repaire de criminels, située à moins de 500 mètres à l’est.

L’arcade est toutefois rendue publique en 1799, afin que les Parisiens puissent facilement déambuler depuis la zone du Châtelet jusqu’aux Jardins du Palais Royal. L’abri discret est alors rapidement occupé par des échoppes de marchands d’estampes, de bouquinistes et de vendeurs de gazettes. Pourtant, à cette époque, de nombreux parisiens sont illettrés et leur manque de culture laisse planer une croyance selon laquelle seuls les écrits ne mentent pas.

Il n’en faut pas moins pour que le petit passage truffé de bouquins et de journaux se transforme en lieu où l’on peut -paraît-il-, trouver une réponse vraie à toutes les questions que l’on se pose.

C’est de là que vient son nom, “Passage de la Vérité”, qui sera plus tard écourté pour devenir “Passage Vérité”. En passant sous l’arche, vous ne vous soucierez certainement pas de ces temps où Paris était une ville de légendes et de rumeurs, mais vous pourrez quand même réfléchir à cette belle citation du célèbre écrivain Jules Renard : “Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité.”

Lieux et rues

Le médaillon caché

Le médaillon caché

La Gare de l'Est est construite en 1849 afin de désengorger le trafic de la Gare du Nord et d'accueillir la ligne Paris-Strasbourg. À l'époque, elle ne se compose que d'un simple hall rudimentaire, desservi par deux voies ferrées. Son ouverture se fait pourtant en fanfare et Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) se charge lui même de couper le ruban lors de l'inauguration. Le terminal est alors surnommé "Embarcadère de Strasbourg" et n'accueille que dix trains par jour.

C'est à cette occasion que l'on incruste une superbe médaille métallique dans le sol du quai principal : le point kilométrique zéro de la ligne reliant la capitale aux contrées alsaciennes. Très décorative, cette marque représente la célèbre locomotive à vapeur Crampton n°80, qui pouvait monter jusqu'à une vitesse record de 120 km/h.

Il faut patienter six ans avant que le terminal ferroviaire soit agrandi avec un nouveau quai et qu'on le renomme à juste titre, "Gare de l'Est". Le trafic se développe alors assez rapidement et de nombreuses échoppes s'installent sur le bord des quais pour vendre de la limonade, du vin et des sandwichs aux voyageurs.

Mais le vrai moment de gloire de la gare a lieu le 5 juin 1883. Surchargés de valises, des touristes fortunés foulent la marque du point zéro pour monter dans les wagons bleu-nuit du premier Orient-Express, qui s'apprête à les faire voyager depuis Paris jusqu'à Constantinople. Pour cette grande et luxueuse croisière de trois nuits et quatre jours, les premières places se sont arrachées à 700 francs-or, ce qui représente la moitié d'un salaire annuel d'un ouvrier !

Vous pouvez aujourd'hui apercevoir le magnifique médaillon du point zéro de la ligne Paris-Strasbourg au centre du grand hall "Alsace", à gauche lorsque vous entrez dans la gare. Si vous le trouvez, posez une petite pièce dessus : il paraît que cela vous garantira un voyage agréable et sans encombres !

Insolite

Les colombes amoureuses

Les colombes amoureuses

Nous sommes à la fin du XIIIe siècle, pendant la construction de Notre-Dame de Paris. Il faudra encore une cinquantaine d’années avant que l’édifice soit fini. D’innombrables travailleurs sont embauchés pour achever la façade et les tours de l’immense Cathédrale. Certains sont hébergés dans le quartier du Marais, dans des baraques de bois louées pour quelques sous, par l’ordre des Chevaliers Templiers. D’autres sont logés sur l’Île de la Cité dans la rue d’Enfer, aujourd’hui renommée Rue des Ursins, à la demande des riverains.

Un jour de l’année 1296, probablement à la suite d’une inondation de la Seine, la maison de l’un de ces ouvriers qui apprivoisait des petites colombes, s’effondra. Aucun habitant ne fut présent lors du drame, tandis que deux oiseaux se retrouvèrent prisonniers des décombres. Avec l’aide de quelques passants, le mâle réussit à s’extraire des pierres et à prendre son envol, mais la femelle resta enfermée dans sa prison de granit. Jour et nuit, le mâle restait au sommet des gravats, cherchant désespérément une solution pour en extraire son âme sœur.

La légende dit même qu’il partait régulièrement chercher des graines pour nourrir sa compagne, et lui faisait boire de l’eau de la Seine, à l’aide d’un petit brin de paille. Émus de ce spectacle attendrissant, les habitants du quartier unirent leurs forces et parvinrent à libérer la femelle. Reconnaissants et heureux de leurs retrouvailles, les deux colombes s’élevèrent alors dans le ciel, et effectuèrent une longue danse aérienne pour remercier leurs sauveurs. 

C’est en l’honneur de ces deux oiseaux, symboles de paix et de liberté, que la ruelle fut renommée “Rue de la Colombe”. D’ailleurs, on peut voir au-dessus de la porte du numéro 4, juste à l’endroit de la libération, un magnifique relief représentant les colombes amoureuses. Après l’achèvement de Notre-Dame, la maison fut reconstruite. Le propriétaire des lieux décida d’y fonder le premier restaurant de Paris, qu'il nomma : "Les Deux Colombes" !

Insolite

Au temps des rois

Au temps des rois

Jusqu’au moyen âge, le siège de la Monarchie Française se trouve au Palais de la Cité. Mais dès l’an 1370, tandis que le pays traverse la Guerre de Cent Ans, le souverain Charles V décide de déménager au Louvre afin laisser son château aux mains des autorités juridiques et pénitentiaires, qui ne tardent pas à transformer les locaux en immense prison lugubre pour enfermer les innombrables condamnés de la province de Paris.

Or à cette époque, pour connaître l’heure exacte, les Parisiens n’ont pas d’autre choix que de consulter les cadrans solaires disséminés sur les murs de la capitale, où de se référer au bourdonnement des clochers des églises. Soucieux du confort des riverains, le roi demande donc à un horloger Lorrain, Henri de Vic, de concevoir la première grande horloge publique de Paris, qui sera installée sur la façade Est de la tour du Palais de la Cité.

Recouverte de fines feuilles d’or et parée d'un superbe manteau bleu parsemé de fleurs de lys, elle est dotée d'imposantes cloches qui sont sonnées à chaque heure, de jour comme de nuit, et s'emballent dans un carillon incessant lorsqu'il faut annoncer les naissances, mariages ou décès des membres de la famille royale. La magnifique horloge devient ainsi incontournable dans le quotidien des riverains, mais son exposition extérieure ne l'épargne pas des agressions climatiques. En 1685, le roi Henri III ordonne donc une importante restauration et demande qu’on l’enjolive avec plus de décors.


Deux petites statues sont alors installées de part et d'autre du cadran. À droite, la déesse grecque Thémis incarne la Justice, tenant un glaive dans sa main droite, symbole du châtiment, et une balance dans l’autre, qui rappelle la justice divine du pouvoir Royal. À gauche une autre statuette représente l'allégorie de la Loi, portant un sceptre ainsi qu’une tablette contenant de l'inscription latine : « SACRA DEI CELEBRARE PIVS REGALE TIME IVS ». Ce qui signifie « Pieux envers les choses sacrées, respecte aussi le droit royal ! », un message rappelant aux parisiens de l'époque qu'il était préférable de se soumettre au pouvoir de sa majesté !

Au sommet et en bas de l'horloge, deux imposantes plaques gravées sont aussi installées. Dans celle du haut, la phrase signifie "Celui qui a déjà deux couronnes et qui en donnera une troisième", rendant hommage au roi Henri III, qui fut d'abord Grand Duc de Lituanie puis Roi de Pologne avant de devenir roi de France, et qui était ainsi logiquement destiné donner naissance à l'héritier de la couronne de France (remarquez d'ailleurs les deux blasons tenus par des anges au-dessus, avec des fleurs de lys pour la France, et un aigle sur fond rouge pour la Pologne). En bas, le second cartouche contient un second texte qui compare l'horloge à un instrument du pouvoir royal : "Cette machine qui fait aux heures douze parts si justes, enseigne à protéger la Justice et à défendre les Lois !".

Autres curiosités datant d'une restauration plus récente, les intrigants monogrammes insérés sous le toit. Il s'agit en fait d'un hommage à d'illustres membres de la monarchie, sous la forme d'initiales entrelacées. Des « H » superposés à des « C » sont inscrits en souvenir d'Henri II et Catherine de Médicis, instauratrice de la liberté de conscience pour les protestants. À côté, les mélanges de « H » et de « M » qualifient un couple royal célèbre pour ses adultères : Henri IV, l'infatigable dragueur surnommé "Le Vert Galant", et Marguerite de Valois, alias la sulfureuse "Reine Margot" !

Éternel témoin de l'ancien Royaume de France, la plus vieille horloge de Paris est une merveille du patrimoine parisien qu'il ne faut pas louper sous aucun prétexte si vous flânez sur l'île de la Cité. Et si vous êtes agacé par le grand platane juste devant, qui gêne parfois la prise de photo, sachez que la mairie de Paris a toujours refusé de le couper : après le temps du droit monarchique, c’est la nature qui reprend ses droits !

Insolite

Le pacte de Nimègue

Le pacte de Nimègue

Sous le règne du Roi Soleil, les membres de la cour de Versailles sont coutumiers des flatteries au souverain pour tenter d'obtenir en retour quelques privilèges supplémentaires. Parmi eux, le maréchal de La Feuillade se fait remarquer pour sa bravoure dans les corps d'armée. En 1685, il utilise même son terrain situé à côté du Palais Royal pour faire construire la Place des Victoires, en l'honneur de la signature du traité de Nimègue, qui mit fin à la guerre de Hollande en 1678 et consacra la victoire de Louis XIV sur ses ennemis.

L'architecte Jules Hardouin-Mansart est ainsi missionné pour aménager l'espace et le sculpteur Desjardins pour créer l'imposante sculpture centrale. Éclairée nuit et jour par d'imposants chandeliers, la première version de l'œuvre fait plus de 12 mètres de haut et représente Louis XIV debout, en costume de sacre. Obtenant de fait, toute l'estime du roi de France, le Maréchal de la Feuillade jouit de sa réussite. Il vise encore plus haut en tentant de rendre navigable le nord de la Loire, mais fait une énorme boulette qui provoque l'inondation de toute la vallée de Roanne (dans l'ouest de la région Lyonnaise), et brise définitivement toute sa bonne réputation !

Plus d'un siècle plus tard, la révolution frémit et les figures monarchiques ne sont plus en vogue dans la capitale. Les contestataires abattent la statue pour la fondre en canons et font installer à la place une pyramide de bois portant les noms de leur camarades tués au combat. 

En 1793, Napoléon Bonaparte devient général des armées et fait à son tour détruire la pyramide pour offrir du bois de chauffe à ses soldats. À la place, le futur empereur fait installer une statue de son jeune bras droit mort au combat, Louis Desaix, qui l'avait protégé durant la célèbre campagne d'Égypte où Napoléon était parti percer le secret des Pharaons. Mais l'œuvre présente Desaix très dénudé et face au scandale que cela provoque, la statue est rapidement recouverte avec une palissade de bois et finalement retirée en 1814.

Il faut attendre la restauration de la monarchie pour que Louis XVIII fasse installer au centre de la place une autre statue, rendant à nouveau hommage à Louis XIV. Sculpté par François Joseph Bosio, le Roi Soleil est représenté victorieux sur un cheval cabré, dont le poids est discrètement soutenu par la longue queue qui s'appuie sur le piédestal. Notez qu'habituellement, les statues équestres montrant un cheval avec deux jambes avant levées, honorent un cavalier mort au combat (ce qui n'est pas le cas de Louis XIV), alors que pour celles représentant des destriers avec les quatre jambes au sol, le personnage est mort de causes naturelles !

Louis XIV est en tout cas représenté ici dans tout sa splendeur. En tenue d'empereur romain, pieds nus et sans scelle, le monarque est coiffé d'une couronne de laurier qui symbolise le triomphe et tient dans sa main droite un tube qui pourrait bien contenir le célèbre traité de Nimègue !

Lieux et rues

PARTAGEZ VOS SECRETS DE PARIS

Rejoignez nos groupes sur les réseaux sociaux

partage-paris-visites-et-balades

Les plus belles photos de Paris pour des idées de visites insolites et secrètes : flânez sur les sentiers et laissez-vous envoûter par le parfum de Paris.

Visitez
partage-paris-insolite

Des anecdotes amusantes pour découvrir les facettes intrigantes de Paris. Partagez dans ce groupe vos trouvailles insolites & décalées.

Découvrez
partage-paris-secret

Le meilleur du Paris secret et méconnu : de superbes partages de publications pour faire découvrir les mystères de la ville et ses endroits secrets.

Explorez
partage-paris-street-art

Découvrez tout le Street-Art de Paris, les auteurs, les lieux des fresques et des événements créatifs qui colorent les rues de la capitale.

Fouillez

PARTENAIRES

et sites conseillés par Arcanum

Gérez vos favoris et accédez gratuitement à toutes les fonctions du site !

En créant votre compte, vous pourrez aussi accéder à l’ensemble des photos et articles, sans aucune limitation.

Veuillez vous connecter

Déjà membre ? connectez-vous ici