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Visite Insolite Paris - Visite Guidée Paris Secret - Guide à Paris

Rien que la vérité

Rien que la vérité

Trait d’union entre la rue des Bons-Enfants et la place de Valois, le Passage Vérité se faufile sous une haute voûte de pierre de taille, offrant une superbe perspective sur le majestueux pavillon de l’aile orientale du Palais-Royal.

Il est conçu au XVIIIᵉ siècle par Jean-Sylvain Cartaud, architecte de la maison d'Orléans et conseiller royal pour l’acquisition des œuvres d’art. Agrémenté de deux lanternes, il permet alors aux corps d’armée de mieux circuler de jour comme de nuit, afin de surveiller les environs et repousser les brigands venus de la Cour des Miracles, sorte d’immense repaire de criminels, située à moins de 500 mètres à l’est.

L’arcade est toutefois rendue publique en 1799, afin que les Parisiens puissent facilement déambuler depuis la zone du Châtelet jusqu’aux Jardins du Palais Royal. L’abri discret est alors rapidement occupé par des échoppes de marchands d’estampes, de bouquinistes et de vendeurs de gazettes. Pourtant, à cette époque, de nombreux parisiens sont illettrés et leur manque de culture laisse planer une croyance selon laquelle seuls les écrits ne mentent pas.

Il n’en faut pas moins pour que le petit passage truffé de bouquins et de journaux se transforme en lieu où l’on peut -paraît-il-, trouver une réponse vraie à toutes les questions que l’on se pose.

C’est de là que vient son nom, “Passage de la Vérité”, qui sera plus tard écourté pour devenir “Passage Vérité”. En passant sous l’arche, vous ne vous soucierez certainement pas de ces temps où Paris était une ville de légendes et de rumeurs, mais vous pourrez quand même réfléchir à cette belle citation du célèbre écrivain Jules Renard : “Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité.”

Les colombes amoureuses

Les colombes amoureuses

Nous sommes à la fin du XIIIe siècle, pendant la construction de Notre-Dame de Paris. Il faudra encore une cinquantaine d’années avant que l’édifice soit fini. D’innombrables travailleurs sont embauchés pour achever la façade et les tours de l’immense Cathédrale. Certains sont hébergés dans le quartier du Marais, dans des baraques de bois louées pour quelques sous, par l’ordre des Chevaliers Templiers. D’autres sont logés sur l’Île de la Cité dans la rue d’Enfer, aujourd’hui renommée Rue des Ursins, à la demande des riverains.

Un jour de l’année 1296, probablement à la suite d’une inondation de la Seine, la maison de l’un de ces ouvriers qui apprivoisait des petites colombes, s’effondra. Aucun habitant ne fut présent lors du drame, tandis que deux oiseaux se retrouvèrent prisonniers des décombres. Avec l’aide de quelques passants, le mâle réussit à s’extraire des pierres et à prendre son envol, mais la femelle resta enfermée dans sa prison de granit. Jour et nuit, le mâle restait au sommet des gravats, cherchant désespérément une solution pour en extraire son âme sœur.

La légende dit même qu’il partait régulièrement chercher des graines pour nourrir sa compagne, et lui faisait boire de l’eau de la Seine, à l’aide d’un petit brin de paille. Émus de ce spectacle attendrissant, les habitants du quartier unirent leurs forces et parvinrent à libérer la femelle. Reconnaissants et heureux de leurs retrouvailles, les deux colombes s’élevèrent alors dans le ciel, et effectuèrent une longue danse aérienne pour remercier leurs sauveurs. 

C’est en l’honneur de ces deux oiseaux, symboles de paix et de liberté, que la ruelle fut renommée “Rue de la Colombe”. D’ailleurs, on peut voir au-dessus de la porte du numéro 4, juste à l’endroit de la libération, un magnifique relief représentant les colombes amoureuses. Après l’achèvement de Notre-Dame, la maison fut reconstruite. Le propriétaire des lieux décida d’y fonder le premier restaurant de Paris, qu'il nomma : "Les Deux Colombes" !

La perruque de Napoléon

La perruque de Napoléon

Lorsque le Louvre est construit à la fin du XIIᵉ siècle, la préoccupation de Philippe II est plutôt d'en faire une forteresse. Progressivement agrandi et transformé en fastueuse demeure pour les Rois de France, le palais subit ses plus importantes modifications sous le règne de Louis XIV. Avant cela, le Roi-Soleil décide toutefois de faire ériger une immense façade à l'Est, justement du côté où le soleil se lève.

Pour la conception de la bâtisse, l'un des architectes impose son projet d'immense colonnade, longue de 170m et haute de 27m, composée de 52 colonnes corinthiennes. Il s'agit de Claude Perrault, frère du célèbre auteur des contes de Perrault. Au centre de la façade, une grande porte est installée afin que l'entrée du roi puisse se faire en grande pompe. À l'époque, c'est l'orient qui importe pour l'arrivée du souverain, pas l'ouest, accès aujourd'hui favorisé par les touristes pour découvrir la célèbre pyramide...

Étonnamment, juste après la fin du chantier, Louis XIV décide de quitter le Louvre pour s'installer au Château de Versailles, qu'il juge plus adapté à la grandeur de sa cour et de son règne. La façade du pavillon central de la colonnade du Louvre demeure lisse, jusqu'à ce que le sculpteur François Lemot, soit sollicité en 1808, pour décorer le haut du bâtiment avec un superbe fronton à la gloire de Napoléon 1er. Le buste de Bonaparte est ainsi représenté entouré de déesses et de muses de la mythologie grecque, dont le nom donna par évolution de langage le mot "Musée".

La composition sculptée sublime l'édifice, mais lorsque la monarchie revient au pouvoir en 1814 avec Louis XVIII, le Roi revanchard des actes de son prédécesseur Bonaparte, demande à ce que l'on fasse disparaître toute trace de l'Empire sur les monuments de France. Facile à dire, mais très compliqué à faire ! Pour satisfaire l'exigence royale, des centaines de sculpteurs sont envoyés aux quatre coins du territoire afin d'effacer les emblèmes de Napoléon. Louis XVIII a notamment dans son collimateur le fronton de la colonnade du Louvre et exige que le buste impérial soit décapité. Finalement, ses architectes proposent une solution qui évitera de casser l'harmonie de l'ensemble sculpté : Ils arrivent à convaincre le souverain qu'il suffit de rajouter une perruque de pierre sur la tête de Napoléon, puis de buriner "LUDOVICO MAGNO" en dessous, afin de transformer le tout, "ni vu, ni connu", en hommage à Louis XIV !

Satisfait du déguisement, le roi retourne se consacrer pleinement à la restauration du pouvoir monarchique. Ce faisant, il oublie néanmoins de remarquer le bouclier de droite tenu par Athéna (déesse de la guerre et de la sagesse), décoré de douze abeilles et d'un aigle avec les ailes ouvertes, symboles ô combien importants du règne de Napoléon 1er !

Ainsi vont les desiderata des hommes de pouvoir, souvent emprunts de contradictions que l'Histoire transforme au fil du temps en anecdotes ironiques...

Le bijou de Mazarin

Le bijou de Mazarin

Au 23 quai de Conti, juste derrière l'Académie des Sciences, se cache l’extraordinaire bibliothèque Mazarine. Créée à la demande du successeur du Ministre Richelieu, le Cardinal Mazarin, la plus ancienne bibliothèque publique de France est ouverte aux scientifiques et aux chercheurs en 1643.

Grâce à l’acquisition de stocks de libraires et d’importantes collections du clergé, l’établissement devient au XVIIᵉ siècle la bibliothèque la plus réputée d'Europe. En quelques années, les étagères en bois rares se remplissent de plus de 40 000 ouvrages, dont 1500 fabuleux manuscrits médiévaux illustrés avec des enluminures et un inestimable exemplaire de la bible de Gutenberg, l’un des inventeurs de l’imprimerie.

Sur toute la longueur des murs de la grande salle, sont installés 90 bustes de personnages illustres, politiciens et hommes de lettres, tandis que 54 colonnes cannelées en chêne supportent le balcon supérieur, richement décoré de fines rambardes en fer forgé et de motifs représentant les armoiries de Mazarin.

Et pour accueillir confortablement les lecteurs, les longues tables recouvertes de marqueterie précieuse sont éclairées par des élégants lustres de bronze doré, offerts par la marquise de Pompadour, célèbre maîtresse du roi Louis XV. 

Majestueuse, l’architecture de la bibliothèque offre ainsi un subtil équilibre entre les grands volumes et l’intimité feutrée des espaces de travail. Elle recense aujourd'hui plus de 600 000 documents et 220 ouvrages d'art. Une chance que ce bijou historique soit encore ouvert à tous !

Des visites guidées gratuites sont organisées tous les jours en fin d'après-midi, sous la conduite d'un conservateur qui présente l'histoire de la bibliothèque, les collections de livres historiques et les secrets des superbes décors !

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