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Visite Insolite Paris - Visite Guidée Paris Secret - Guide à Paris

Des fleurs et des préfets

Des fleurs et des préfets

En 1808, Napoléon signe un décret actant que le marché floral du quai de la Mégisserie sera déplacé entre Notre-Dame de Paris et la Sainte Chapelle. Le nouveau marché aux fleurs est donc inauguré en août 1809, avec une dizaine de petites échoppes. Niché sur l'Île de la Cité, ce petit marché est ainsi le plus ancien de la capitale encore en activité. Dès 1874, il est réaménagé avec des stands un peu plus solides et surtout équipé de deux grandes fontaines Wallace (encore visibles aujourd'hui), qui permettront aux fleuristes d'arroser leurs marchandises avec de l'eau fraîche.

Attirés quelques années plus tard par la popularité grandissante de la place verdoyante, les vendeurs d'oiseaux de l'ancien marché Saint-Martin décident de s'y installer chaque fin de semaine afin d'y proposer un choix de canaris et de petites perruches. Depuis lors, le marché aux fleurs se transforme tous les dimanches en marché aux oiseaux.

La proximité avec le 36 quai des Orfèvres et la préfecture de police, fait que la place est renommée en 1934 en l'honneur de Louis Lépine, ancien préfet de Paris qui créa le célèbre concours français des inventeurs. Notez aussi que le promenoir du marché s'appelle "allée Célestin Hennion", successeur de Lépine à la tête de la police parisienne et surtout créateur des fameuses Brigades du Tigre !

En 2014, la Reine d'Angleterre est en visite officielle en France et décide de faire un détour par les échoppes enivrantes de l'Île de la Cité. L'accueil se voulant courtois, une nouvelle plaque est installée et l'on décide de renommer la halle parfumée "Marché aux Fleurs Reine-Elizabeth II". Si l'on fit cette fleur la Reine, c'est parce qu'il se murmure qu'elle y aurait vécut quelques émois en 1948, juste avant d'épouser le prince Philippe... Malgré les années qui passent, le temps s'est arrêté sous les pavillons de verre et de fonte. Le marché aux fleurs et aux oiseaux demeure un endroit authentique, une merveilleuse invitation à la flânerie et à l’évasion.

Lieux et rues

Rien que la vérité

Rien que la vérité

Trait d’union entre la rue des Bons-Enfants et la place de Valois, le Passage Vérité se faufile sous une haute voûte de pierre de taille, offrant une superbe perspective sur le majestueux pavillon de l’aile orientale du Palais-Royal.

Il est conçu au XVIIIᵉ siècle par Jean-Sylvain Cartaud, architecte de la maison d'Orléans et conseiller royal pour l’acquisition des œuvres d’art. Agrémenté de deux lanternes, il permet alors aux corps d’armée de mieux circuler de jour comme de nuit, afin de surveiller les environs et repousser les brigands venus de la Cour des Miracles, sorte d’immense repaire de criminels, située à moins de 500 mètres à l’est.

L’arcade est toutefois rendue publique en 1799, afin que les Parisiens puissent facilement déambuler depuis la zone du Châtelet jusqu’aux Jardins du Palais Royal. L’abri discret est alors rapidement occupé par des échoppes de marchands d’estampes, de bouquinistes et de vendeurs de gazettes. Pourtant, à cette époque, de nombreux parisiens sont illettrés et leur manque de culture laisse planer une croyance selon laquelle seuls les écrits ne mentent pas.

Il n’en faut pas moins pour que le petit passage truffé de bouquins et de journaux se transforme en lieu où l’on peut -paraît-il-, trouver une réponse vraie à toutes les questions que l’on se pose.

C’est de là que vient son nom, “Passage de la Vérité”, qui sera plus tard écourté pour devenir “Passage Vérité”. En passant sous l’arche, vous ne vous soucierez certainement pas de ces temps où Paris était une ville de légendes et de rumeurs, mais vous pourrez quand même réfléchir à cette belle citation du célèbre écrivain Jules Renard : “Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité.”

Lieux et rues

La fontaine du Cimetière des Innocents

La fontaine du Cimetière des Innocents

Au coeur des Halles trône un étonnant vestige du Vieux Paris : la fontaine des Saints-Innocents. Édifiée en 1260 sur le parvis d'une petite église, elle marquait le lieu où l'on célébrait l'entrée des Rois de France de retour de leur sacre à la cathédrale de Reims. En 1550, le sculpteur Jean Goujon est chargé de décorer la fontaine par les services du roi Henri II, dont on peut d'ailleurs voir l'initiale entourée d'une couronne de laurier sur les angles de la fontaine. À l'occasion, le dôme est recouvert d'une subtile couche d'écailles tandis que le pourtour des chapiteaux est orné de bas reliefs représentant des petits génies et des créatures mythologiques, symbolisant la richesse de la Seine.

Pour compléter le décor, des nymphes gracieuses sont encastrées dans les pilastres soutenant les arcades. Ces divinités féminines tiennent des vases et des grandes rames en référence à l’abondance des sources d’eau de la région. Il est probable que ces objets rendent aussi un hommage aux Nautes, la puissante corporation de marins du 1er siècle apr. J.-C., qui fit prospérer le commerce de Lutèce grâce au transport fluvial.

Or en observant cette magnifique fontaine, on est loin de se douter qu’à son emplacement s’étendait autrefois la plus grande nécropole de la capitale, où s’entassaient des millions de macchabées. Devenu insalubre au fil des siècles, le cimetière débordait au point que des défunts étaient enfouis jusque dans les caves des maisons du quartier, où l’on retrouve encore parfois aujourd’hui des fragments de squelettes. Il fallut attendre 1786 pour que les innombrables ossements soient transférés dans les anciennes carrières du sud de la capitale, devenues les Catacombes de Paris !

Monuments

Le roi de la bière

Le roi de la bière

À la fin du XIXᵉ, la communauté alsacienne de la capitale vit plutôt autour de la Gare l'Est. L'un de ses membres, le restaurateur Jacqueminot Graff, décide en 1894 de se faire construire un établissement de cuisine alsacienne à Paris. Il choisit de racheter un petit immeuble juste en face de la Gare Saint-Lazare, où la concurrence sert surtout une cuisine de la mer et des spécialités normandes. Afin de faire parler de son restaurant, Graff sort le grand jeu. Il demande à ce que la brasserie soit richement décorée dans le style de sa région, afin de marquer un contraste saisissant par rapport aux larges immeubles haussmanniens du quartier.

Pour créer l'ambiance alsacienne, la façade de briques est ainsi recouverte avec des pans de bois pour donner l'impression que l'immeuble est mansardé. Dans les coins du premier étage, on cache deux petits personnages malicieux qui semblent observer les allées et venues des clients. À droite un brasseur tient dans sa main des branches d'orge et de houblon, tandis qu'une dame en costume d'époque lui fait face sur le côté gauche. Celle-ci rend certainement hommage aux nombreuses serveuses qui circulaient entre les étages du bâtiment pour servir les buveurs de bière, tenant plusieurs  lourdes pintes à bout de bras !

Au sommet de l'immeuble, une  élégante cigogne - oiseau emblématique de l'Alsace-, trône dans son nid. Elle surveille fièrement le blason blanc à bande rouge surmonté d'un casque ailé, qui représente les armoiries de Strasbourg. Mais c'est au centre de la façade que l'on trouve l'oeuvre la plus insolite. Deux G dorés introduisent Gambrinus, mythique personnage belge, incarnant la bonne humeur et la joie de vivre. La légende veut que le diable lui donna un jour des graines pour planter du houblon afin de fabriquer un breuvage amère qui rendrait les gens malades. Toutefois, Gambrinus fit tout le contraire et réussit à créer de la bière très douce qui enchanta les habitants de ses contrées. La réputation du breuvage atteint même le Roi des Flandres, qui décida de gratifier le jeune brasseur en le nommant Seigneur. Mais celui-ci, peu intéressé par les ordres de noblesse, préféra le titre de "Roi de la bière".

Gambrinus est ainsi représenté tenant une bière à la main, comme s'il voulait souhaiter la bienvenue aux voyageurs sortant de la gare. S'il vous vient l'idée rentrer dans l'immeuble pour trinquer à sa santé, il faudra vous contenter d'une bière classique, puisque depuis 1998, l'immeuble est occupé par une célèbre enseigne de fast food qui ne sert ni plats alsaciens, ni gervoise savoureuse...

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